Léa Pellerin et les Mondevillaises en quête de titre

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Le centre de formation de Mondeville s’attaquera cet après-midi (17h15) aux demi-finales du Final 4 à Lyon. Qualifié pour l'échéance avant même la dernière journée de compétition, il devra se défaire de Bourges en demi-finale de la compétition. L'opération s'annonce difficile, mais l'USOM pourra compter sur ses aînées pour montrer la voie. Léa Pellerin, 19 ans, est de celles-ci. Apparue treize fois en Ligue féminine cette saison, elle a des responsabilités majeures chez les espoirs.


Pour les espoirs de l'USO Mondeville, l'heure de vérité approche à grands pas. À 17h15, ce vendredi, elles s'attaqueront au possible plus gros morceau du Final 4: Bourges. Arrivées deuxièmes de leur poule en Nationale 2 espoirs, les Mondevillaises défient leurs homologues berruyères à l'impressionnante saison. Battu seulement par Angers lors des oppositions entre centres de formation, Bourges a surtout terminé troisième de la poule A chez les seniors. À titre de comparaison, Mondeville n'a pu faire mieux qu'obtenir la neuvième place, avec deux fois plus de défaites au compteur. Les Normandes savent l'ampleur de la tâche qui les attend, mais elles ne nourrissent aucun complexe. « On a des forces qu'elles n'ont pas, notamment dans le secteur intérieur, soutient Léa Pellerin. Nous ne sommes pas en-dessous des autres. » Au contraire de la saison dernière, où elles n'avaient qu'une finale à jouer (le vainqueur du Final 4 affronte la seule équipe espoirs pensionnaire de Nationale 1, qui était Mondeville la saison dernière), les Mondevillaises se sentent prêtes. « On arrive dans un autre état d'esprit. L'objectif est forcément de tout gagner. » Cette détermination, Fabrice Calmon l'a bien sentie chez ses jeunes pousses. Le soir de son anniversaire, alors qu'il prenait le temps de nous rappeler, il ne manquait pas de souligner combien « les 96 [étaient] déterminées ». « C'est un événement qu'elles attendent depuis longtemps. Je les ai rarement senties si investies. Elles sont remontées comme des pendules. Léa fait partie de la génération qui arrive en bout de chaîne. »

 

 

« Je dois parler plus »


La meneuse originaire de la Loire est même en train de faire la bascule vers le monde professionnel. Cette saison, elle a disputé treize rencontres en Ligue féminine. Certes, ses apparitions ont rarement dépassé les quelques minutes, mais elles n'en restent pas moins significatives. « Je le prends comme une chance. Tout le monde n'a pas la possibilité d'être la neuvième ou la dixième joueuse d'un groupe pro. Il faut passer par là. Ce n'est pas toujours facile d'aller à Montpellier et de rester sur le banc, mais c'est en montrant qu'on a envie qu'on obtient la confiance du coach. Je prends de l'expérience au contact des filles. » Au quotidien, durant la saison régulière, Léa Pellerin doit jongler avec ses entraînements parmi les pros, les minutes grappillées en Ligue féminine et les matchs de Nationale 2. Pas si simple... « Avec les pros, tu ne dis rien, tu écoutes et tu regardes. Ce sont les anciennes qui parlent. En espoirs, les 96 doivent être les guides. C'est un peu ce qui me manque. Je sais que je dois parler plus, mais j'ai du mal à être dans cette optique alors que je ne joue même pas tous les matchs avec elles. » La préparation du Final 4, depuis la fin de la saison de Ligue féminine, constitue néanmoins une aide appréciable. Quand ses coéquipières pros étaient en vacances, Léa Pellerin repartait à l'entraînement avec le groupe espoirs. « On ne peut pas dire que la transition a été facile. Du jour au lendemain, on s'entraîne avec d'autres filles. En Ligue, tes coéquipières te rendent la vie facile. Là, c'est à moi de faciliter la tâche de mes coéquipières. »

 

 

Des responsabilités accrues la saison prochaine


Léa Pellerin sera l'un des leaders du collectif mondevillais à Lyon, au même titre que Lysa Millavet. L'année écoulée lui a permis de franchir un cap dans sa progression. « Elle a beaucoup progressé dans la gestion de la balle, même si ce n'est pas encore parfait, expose Fabrice Calmon. Il y a moins de déchet. On demande à Léa de jouer sur ses qualités de vitesse, mais c'est source d'erreurs. Elle est de plus en plus sous maîtrise. » Il lui faudra encore passer quelques paliers supplémentaires la saison prochaine pour devenir la joueuse de Ligue féminine vers laquelle son club l'oriente. Le départ de Julie Vanloo devrait lui permettre de prendre du galon et de devenir la rotation de KB Sharp au poste 1. Un nouveau statut qu'il faudra assumer dès ce week-end ! « C'est sur ce genre d'événement que les jeunes joueuses prouvent qu'elles ont le niveau de passer le cap,indique Fabrice Calmon. Il faut être fort le jour J. C'est le moment de vérité. »


Le groupe mondevillais au Final 4 : Léa Pellerin, Nawel Salgues, Océane Coget, Fadwa Bernet, Katia Mosengo-Masa, Lysa Millavet, Myriam Coly, Laurine Kerboeuf, Julie Plouhinec, Emma Villas-Gomis. Mondeville doit faire sans Marie-Alizé Le Moal et Lindsay John, blessées.

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