Caen a bouclé une saison « extraordinaire »

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Le Stade Malherbe a achevé sa saison par une victoire sur Évian, samedi soir. Avec 46 points au final, soit neuf de plus que les Savoyards premiers relégables, le bilan du retour en Ligue 1 est plus que positif pour le seul promu maintenu. Caen, qui attaquait la saison avec le dix-huitième budget, a par ailleurs été fidèle à sa réputation d'équipe joueuse. Les Malherbistes finissent quatrièmes attaques de L1.

 

Photo Tendance Ouest

 

Une dernière victoire pour conclure. Le Stade Malherbe n'a pas l'habitude de préparer un match sans pression. « Ça s'est vu d'ailleurs en première mi-temps, on a eu du mal à rentrer dedans », constate Patrice Garande. Mis en danger au quart d'heure de jeu, les Caennais se sont ensuite procurés des situations intéressantes par Bazile (20'), Privat (22') Imorou et Koïta (25') sans réussir à convertir. Dans la foulée, c'est Nsikulu qui sollicitait Vercoutre (26'). Le jeu était ouvert et plaisant. Dès le retour des vestiaires, Privat se distinguait du pied et de la tête (47' et 48') sans tromper la vigilance de Leroy. Caen insistait néanmoins franchement et allait en être récompensé. Sala, fraîchement entré en jeu, débordait côté droit et servait Bazile à la perfection. À l'entrée de la surface, l'Haïtien plaçait un plat du pied assuré au ras du poteau (1-0, 60'). Les Malherbistes ne s'arrêtaient pas en si bon chemin puisqu'ils profitaient d'un dégagement raté de Sougou sur corner pour doubler la mise d'un but contre son camp (2-0, 68'). Une minute plus tard, sur un modèle d'attaque rapide, Lemar servait Bazile côté gauche. Le premier buteur de la soirée laissait observer toute sa maîtrise technique d'un ballon piqué au-dessus de Leroy (3-0, 69'). La messe était dite, d'autant que les Normands conservaient la maîtrise du jeu dans les vingt dernières minutes. Sorlin profitait néanmoins d'un relâchement défensif matérialisé par une erreur de Kanté pour réduire la marque (3-1, 88') avant que Sougou ne marque un dernier but de la tête au bout des arrêts de jeu (3-2, 94').


Une fin en apothéose. La fête promettait d'être belle dans un stade d'Ornano à guichets fermés – pas loin de 20 000 personnes y avaient pris place – et troisième du classement des tribunes avant la rencontre. Caen a dignement fêté ses héros, rappelés un par un après le coup de sifflet final. « Ce n'est que du bonheur, commente Patrice Garande. C'est un moment fort et il ne faut pas se priver de cette communion avec le public. Au-delà de l'aspect économique, j'avais dit aux joueurs : "prenez du plaisir dans ce match mais faites un match à la hauteur de ce que vous avez fait avant." On ne pouvait pas se permettre de finir sur une fausse note. » Les Caennais l'ont soigneusement évité au travers de leur douzième succès de la saison. Eux qui avaient traversé une énorme tempête en automne et qui n'avaient pris que quinze points à l'issue de la phase aller ont réalisé quelque chose « d'extraordinaire, d'exceptionnel », aux yeux de leur coach. Non seulement Caen a atteint son objectif du maintien, mais il l'a fait en plus avec neuf points d'avance sur la zone rouge et une jolie treizième place. Le Stade Malherbe a fait mieux à une seule reprise lors des deux dernières décennies. Dans le contexte qui a été le sien cette saison, on mesure la portée de l'« exploit » réalisé. Malgré un trou en mars et avril (une victoire, un nul et cinq défaites), Caen se positionne au septième rang de la phase retour.


Une attaque prolifique. Avec 54 buts inscrits, Caen termine la saison au quatrième rang des attaques les plus prolifiques. Seuls Paris, Lyon et Marseille ont fait (beaucoup) mieux. « Au-delà du maintien, c'est ma plus grande fierté », souligne Patrice Garande. Le constat est d'autant plus remarquable que le meilleur buteur caennais émarge à... sept réalisations. Hervé Bazile s'est offert cette petite distinction individuelle à la faveur du doublé enregistré contre Évian. Derrière lui figurent Sloan Privat, Julien Féret et... Mathoieu Duhamel (six buts), Emiliano Sala (cinq buts), Nicolas Benezet et Lenny Nangis (quatre buts), Fodé Koïta (trois buts)... En tout, pas moins de seize joueurs ont marqué sur les vingt-deux joueurs de champ utilisés. « Ça démontre une philosophie qu'on a toujours essayé de développer. Je crois beaucoup à l'identité de jeu. Malherbe a toujours eu des équipes qui jouaient bien au foot. Je suis très attaché à ça. Notre projet de jeu ne va pas changer, on va continuer d'attaquer. » Tout près d'un équilibre au goal average (-1), Caen a néanmoins subi le revers de la médaille offensive. Sept fois seulement les Malherbistes ont préservé leur cage inviolée cette saison. 55 buts encaissés, c'est le quatorzième rang des défenses. « On prend beaucoup trop de buts, poursuit Patrice Garande. Si on veut espérer un maintien beaucoup plus confortable la saison prochaine ou une place encore meilleure que celle qu'on a, il faudra qu'on aie cet équilibre entre les buts qu'on prend et les buts qu'on marque. Mais je ne vais pas arrêter d'attaquer pour ne pas prendre de but. » Des enseignements à prendre en compte dans le recrutement 2015-2016...

 

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