Mondeville retrouve les sommets !

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Basket. Mondeville 53 – 50 Bourges, finale de la Coupe de France cadettes. Les cadettes de l'USO Mondeville sont de retour au sommet ! Trois ans après leur dernière couronne nationale, elles ont déjoué les pronostics en éliminant Lyon en demi-finale avant de venir à bout de Bourges le lendemain. Le déclic mental évoqué par Fabrice Calmon a pleinement fonctionné, mais le suspense a accompagné ces deux rencontres.


Fabrice Calmon « le sentait venir ». Les cadettes de Mondeville, éliminées en quart de finale de la Coupe de France et du championnat du monde UNSS, après avoir terminé vice-championnes de France dans ce même registre scolaire, avaient eu « un déclic ». « On a passé un cap en terme de sérénité, confirme l'ancienne douvraise Julie Plouhinec. On a vécu des choses très difficiles cette saison, des défaites compliquées à digérer, et tout cela nous a fait grandir. » Lyon avait été le premier à en faire les frais, samedi (lire l'article). Bourges a succédé au rang des victimes de ce Mondeville « décomplexé ». Comme la veille, c'est à l'issue d'une rencontre haute en suspense que les Bas-Normandes ont pris le meilleur sur leurs adversaires. Si Bourges a compté jusqu'à dix points d'avance (27-17) et Mondeville huit (46-38), les débats ont plus souvent été très accrochés. À quelques secondes près, les deux équipes ont passé autant de temps en tête : plus de dix-neuf minutes chacune.


Bien entrées dans la rencontre face à leur bourreau de la Coupe de France, les Mondevillaises menaient d'une courte tête après cinq minutes de jeu (8-6). Seulement, à l'issue du premier quart, c'est Bourges qui était devant pourvu d'un mini break (12-17, 10'). La légère tendance se confirmait dans la période suivante, les Berruyères prenant dix points d'avance à l'approche de la mi-temps (17-27, 19'). « On a failli passer en zone à ce moment-là mais je voulais attendre un peu. On est revenu en grattant point par point », indique Fabrice Calmon. C'est avec un retard de quatre points, dans un match très défensif, que Mondeville est retourné au vestiaire (23-27, 20'). L'entame du troisième quart ne changeait pourtant pas significativement la donne (28-34, 25'), mais l'USOM suivait son plan de jeu. Les débats commençaient à tourner à la fin du troisième quart, Mondeville prenant même l'avantage avant d'aborder la dernière période (37-36, 30').


La défense a fait la différence


Il restait dix minutes pour conclure. Dix minutes de stress pour les supporters des deux équipes (évitez de leur parler aujourd'hui, ils n'ont plus beaucoup de voix), et dix minutes de haute tension. Infranchissable en défense (deux points encaissés en cinq minutes), Mondeville tenait le bon bout (46-38, 35'). « Quand on est passé en zone en deuxième mi-temps, Bourges a eu des difficultés à attaquer. On a cassé le rythme, elles n'arrivaient plus à jouer. On a défendu très intelligemment. » Bourges a eu beau amorcer un retour en fin de match, c'était insuffisant. « Je n'ai pas fait la même erreur qu'en Coupe de France, où nous étions repassé en indiv' trop tard. Les dernières possessions ont, en outre, été super bien gérées. On a fait exactement ce qu'on voulait faire. On a joué sur notre tempo. Elles ont déjoué. Si on les avaient laissées dérouler, elles auraient été injouables. Leur basket est très scolaire. Nous, nous devions mettre de la folie, être imprévisibles. »


Mondeville, qui arrivait à Chartres « loin d'être favori », a réussi un petit exploit au terme d'une saison remarquable de densité au plus haut niveau. « Je m'en rappellerai toute ma vie, sourit Julie Plouhinec. Ça représente beaucoup, ce titre. Il y a à peine deux ans, j'étais en minimes France dans la deuxième poule et aujourd'hui je suis championne de France cadette. C'était mon objectif, mais vivre quelque chose d'aussi fort dès ma première année à Mondeville, je n'y croyais pas. » Maintes fois champion de France et vainqueur de la Coupe de France chez les cadettes, le centre de formation confirme le redressement opéré cette année. « Il manquait jusqu'à présent le petit surplus de confiance, alors qu'on avait les armes pour rivaliser avec tous les profils. Les dix joueuses ont un rôle à jouer. Contre Bourges, la profondeur de banc a fait la différence. » Vainqueur du championnat de France cadets avec Levallois il y a quelques années (ou un peu plus), Fabrice Calmon impulse la parité dans son palmarès de coach. « Je suis tellement fier d'elles... Un titre de champion de France, il n'y a rien de plus fort. » Le formateur n'en oublie pas pour autant la priorité : alimenter à terme les rangs de l'équipe professionnelle.


Mondeville : Ba 17, Kerboeuf 21, Hamard 5, Plouhinec 5, Villas Gomis 2, Kanouté 1, Ottensen 2, Héron, Migraine, Benzo.

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