Stanko Abadzic, dernier rempart des Vikings

Envoyer Imprimer PDF

Et si c'était lui, la recrue phare du Caen Handball ? Stanko Abadzic, gardien international serbe, s'est engagé pour deux ans en faveur de l'ambitieuse formation bas-normande. Son arrivée coïncide avec le départ de Badra Somaï, non-reconduit après trois années passées chez les Vikings. Le natif de Novi Sad il y a 25 ans devra apporter son expérience du haut niveau à un poste clé. En ligne de mire : l'accession en Pro D2.


Dans la famille Abadzic, je demande le frère ! Pas Vladimir, encore sous contrat, mais Stanko. C'est ce dernier qui a rejoint les rangs du Caen Handball, paraphant ce mercredi un contrat de deux ans. « J'étais en contact avec son frère, qui m'avait été conseillé par des amis, indique Dragan Mihailovic. N'étant pas disponible, il m'a parlé de Stanko. » Stanko Abadzic. Le nom n'était pas inconnu du Franco-Serbe, resté connecté au handball des Balkans. International serbe, sans pour autant apparaître dans le doublon référence de sa nation, ce profil longiligne d'1m95 est un habitué du haut niveau. Il gardait cette saison la cage du RK Borac, champion de Bosnie et surtout membre de la prestigieuse Ligue SEHA, compétition réunissant dix des meilleures équipes issues des Balkans, de la Biélorussie et de la Slovaquie. « Cela équivaut à un milieu de tableau de LNH, voire plus pour certaines équipes, précise Thomas Lamora. Veszprem (Hongrie) est finaliste de la Ligue des Champions cette saison. » Stanko Abadzic, gardien numéro 1 d'une équipe arrivée huitième du classement final, n'est rien autre qu'une « pièce rare » aux yeux de son nouvel entraîneur. « Notre projet est de nous renforcer pour accéder en Pro D2. Il nous manquait un gardien d'expérience, capable de nous ramener plus de points. Le gardien, c'est 60 % de l'équipe. »


De l'expérience, Badreddine Somaï en a, du haut de ses 31 ans. Seulement, l'ancien cherbourgeois arrivé au club il y a trois ans n'a pas les mêmes références que son successeur. « Badra nous a fait gagner des matchs mais j'amène un gardien meilleur que lui, estime Dragan Mihailovic. Je prends mes responsabilités. J'avais besoin d'un gardien pro, toujours présent et capable de faire huit ou neuf séances par semaine. Ce n'était pas possible avec Badra (agent de sécurité dans la vie, ndlr). Beaucoup de clubs ont sollicité Stanko et je suis content qu'on ait réussi à le recruter. » La satisfaction semble partagée dans la mesure où le jeune homme avait fait de la France sa priorité. Testé à Cherbourg mais non conservé, il a dû se rabattre vers le niveau inférieur. « Je voulais venir en France, une des meilleures nations de handball où j'allais pouvoir trouver plus de stabilité au niveau des structures, commente-t-il. J'espérais jouer dans une division plus élevée mais Caen et moi avons les mêmes objectifs. On veut aller plus haut. Un an [de Nationale 1], ce n'est rien. Je veux aider le club à monter en Pro D2. »


Ancien basketteur reconverti dans le hand sur le tard, à l'âge de treize ans, Stanko Abadzic est un « gardien complet », rapide dans ses déplacements et bons sur les tirs à l'aile. Il n'était pas rare qu'il tourne à vingt arrêts cette saison en Bosnie, à défaut de pouvoir faire des miracles dans la très relevée Ligue SEHA. « Il a aussi une excellente qualité de relance, ajoute Dragan Mihailovic. Le gardien est le premier attaquant. On va jouer davantage les sur les montées de balle pour marquer plus de buts faciles. » À ses qualités sportives, Stanko Abadzic ajoute « un très bon état d'esprit et une envie de s'intégrer rapidement dans le groupe ». La barrière de la langue, lui qui s'exprime de manière correcte en anglais mais ne balbutie que quelques grands mots de français, n'est pas un véritable frein à en croire son nouveau coach. « À ce poste-là, ce n'est pas important. En plus, il pourra s'exprimer en anglais avec Carl (Ekberg) et Alex (Aguilar). » Les notions de Denis Serdarevic en serbe seront également précieuses, comme bien sûr la nationalité de Dragan Mihailovic. « Je ne l'ai pas ramené ici parce que c'est un compatriote, précise l'entraîneur caennais. Je serai aussi exigeant avec lui qu'avec les autres, voire plus ! » Encore jeune, puisqu'il prendra 26 ans en septembre, Stanko Abadzic est pleinement dans le registre souhaité par Caen. Il dispose d'une réelle marge de progression. « Je suis ici pour améliorer mon savoir-faire, dit-il. Je peux progresser grâce au club. » Ce diplômé d'économie voit loin avec le Caen Handball et son projet à moyen terme.

Commentaires (0)
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
 

Aidez-nous !

Vous souhaitez contribuer à la pérennité et au développement de Sport à Caen ? Aidez-nous !

Contact

Vous souhaitez :

- Écrire des articles ?
Communiquer des informations ?
-
Devenir annonceur ?

Contactez-nous : redaction@sportacaen.fr