Slobodan Ocokoljic non conservé au profit de Romain Grégoire

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Quelques jours après l'annonce du départ de Boris Renaux, c'est un autre joueur devenu emblématique qui quitte le Caen Basket Calvados. Slobodan Ocokoljic, unanimement apprécié pour ses qualités humaines et son professionnalisme, n'a pas été reconduit après deux saisons au club. C'est Romain Grégoire, de douze ans son cadet, qui prendra sa suite au poste 4. Ce Haut-Normand formé à Rouen apportera son adresse extérieure et sa combativité chez le promu.


L'effectif du Caen Basket Calvados n'est pas encore bouclé, mais on a déjà une idée relativement précise du visage qu'il affichera à la reprise de l'entraînement. Dans deux mois, les Caennais se retrouveront sans Raphaël Giaimo, Boris Renaux et Slobodan Ocokoljic, le premier ayant signé à Lorient quand les deux autres devront rejoindre d'autres contrées. Hormis Guillaume Ramirez, qui se prépare à une saison blanche suite à sa rupture du tendon d'Achille, le reste du groupe promu en Nationale 1 jouera encore sous les couleurs caennaises la saison prochaine. Cela ne faisait pas l'ombre d'un doute pour Philippe Da Silva, Étienne Plateau et Ian Caskill, encore sous contrat. La resignature de Camille Eleka ne constitue pas non plus une grande surprise. Celle de Bryson Pope et de Fabien Omont était beaucoup moins certaine. « L'objectif était de ne pas chambouler le groupe et d'amener des choses qui pourraient nous manquer à l'étage supérieur », expose Éric Fleury. En s'attirant les services d'un meneur de jeu capable d'amener du danger à la périphérie, en plus de la défense et du jeu rapide, Caen a réalisé une première étape avec Karim Dahak. La deuxième a été rendue officielle aujourd'hui. Les dirigeants caennais seront plus patients quant à la suite du recrutement. Si un extérieur et un intérieur sont encore attendus, ils n'arriveront sûrement pas dans les jours à venir. « Ce seront deux Américains. On ne va pas se précipiter parce que les tarifs sont encore élevés. Il faut d'abord bien cibler nos besoins, voir si les profils entrent dans notre enveloppe budgétaire, et prendre les renseignements nécessaires sur le plan humain. On avance petit à petit. »


Romain Grégoire, 23 ans, arrive en lieu et place de Slobodan Ocokoljic. Formé au SPO Rouen puis à Gravelines, il a lancé sa carrière professionnelle à Boulogne en Pro B. Un an plus tard, il allait chercher du temps de jeu un cran plus bas, à Quimper. Le poste 4 de deux mètres a bouclé sa troisième saison en Bretagne il y a quelques semaines. Si son temps de jeu a progressé au regard des deux précédents exercices (24'31 par match), tout comme sa moyenne de points (10,6) et de rebonds (4,5), c'est la déception qui l'a emporté. L'UJAPQ est descendue en Nationale 2. À titre personnel, son intérieur dresse un bilan mitigé. « Je n'ai pas trop mal commencé la saison. J'ai ensuite un peu moins joué, par choix du coach, et j'ai perdu de la confiance. Quand Hugues (Occansey, nommé coach en décembre 2014, ndlr) est arrivé, ça s'est mieux passé pour moi. » Le temps de jeu conséquent accordé au jeune homme en témoigne à lui seul. Quimper aurait aimé le conserver en Nationale 2, mais Romain Grégoire avait d'autres ambitions. « Si le projet de Caen ne s'était pas présenté, j'aurais peut-être resigné. Caen n'est pas un vrai promu au vu de son projet, de la saison qu'il a réalisé et de ses moyens. Il y en plus un vrai public derrière, qui peut faire la différence sur certains matchs. J'avais suivi la saison du CBC il y a deux ans avec Étienne Plateau (alors à Quimper, ndlr), j'ai continué ensuite. »


Le nouvel ailier fort a priori titulaire du CBC est bon tireur à distance, comme en attestent notamment les 46,7 % de réussite à trois points affichés en 2013-2014. Cette saison-là, le Haut-Normand tournait à 60,9 % à deux points, contre un toujours très bon 55,7 % en 2014-2015. « C'est un joueur adroit à la périphérie, travailleur, capable de mettre beaucoup d'énergie dans son basket », présente Éric Fleury. « J'espère pouvoir écarter les défenses de par mon adresse extérieure, confirme l'intéressé. Je suis un shooteur mais j'essaie aussi de percuter pour rentrer dans la raquette. Je vais apporter ma combativité et mon engagement constant. Je suis toujours à 100 % sur le terrain. » À l'image des Ian Caskill, Camille Eleka ou Étienne Plateau ayant déjà joué à ce niveau de compétition, Romain Grégoire pourra aussi faire valoir son expérience de la Nationale 1. « C'est un championnat compliqué, dit-il. Il y a des équipes contre lesquelles on se battait pour le maintien qui ont finalement terminé en playoff. L'inverse est vrai aussi. Tout peut aller très vite. Caen aura les moyens de faire quelque chose de très bien. J'intègre ce projet parce que j'ai envie de monter avec ce club. » Le quart de finale retour des playoffs de N2 dans un Palais des Sports en fusion a probablement constitué un argument de plus pour le spectateur qu'il était alors. Ambitieux, à l'image du club qu'il rejoint pour au moins deux ans, Romain Grégoire vise la Pro B à moyen terme. « Ça devient de plus en plus compliqué pour les Français d'y être recruté compte tenu du nombre d'Américains autorisés. Ce sera plus simple si j'y accède avec un club. » Le ton est donné !

 

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