Enfin la bonne pour Bayeux !

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Football. FC Bayeux 2 – 1 FC Flers, finale de la Coupe de Basse-Normandie. Indécise et attendue. Cette finale de coupe de Basse-Normandie qui venait clôturer cette (longue) saison, mettait aux prises une formation flérienne très solide et capable de renverser des montagnes dans ses bons jours, à des Bayeusains revanchards suite à une finale frustrante perdue il y a un an (déjà à Vire). Et le joueurs de Christophe Vingtrois ne se sont pas ratés cette fois, venant à bout de valeureux Ornais après la pause. La coupe abandonne le Sud Manche et prend donc la direction du Bessin.


Du Bopu tout terrain


Dans une ambiance festive qui faisait plaisir à voir, avec un public nombreux et les deux clubs finalistes qui avaient réussi à mobiliser de nombreux supporters tout auréolés des couleurs de leurs clubs respectifs, les débats s'animaient dès les premières minutes sous la houlette du flanc droit flérien particulièrement en verve. Une rampe de lancement nommée Kaël Montout qui se faisait autant remarquer par une coupe de cheveux « décoiffante » que par sa justesse technique et sa vitesse, bien relayé par Gérard Bopu, véritable torpille qui donnait du fil à retordre à Thomas Tanquerel. Un premier déboulé tout en puissance (4') suivi d'une frappe à distance (8') plaçaient la troupe de Mickaël Derouet dans les meilleures dispositions à l'entame de match. La riposte bayeusaine ne tardait pas, par l'intermédiaire de Maxime Legrand qui prenait sa chance d'une vingtaine de mètres mais sa tentative était trop écrasée pour inquiéter Jonathan Lenormand (12'). De là à dire que le n°8 bayeusain est plus à l'aise dans son rôle d'ambianceur en chef du groupe bajocasse, il y a un pas que l'on ne franchira pas, même si, comme dirait quelqu'un que l'on ne citera pas « Max Legrand, il chante bien de ouf » ! Mais là on sort du cadre du football et de cette finale …

 


 

Les minutes défilaient et, que ce soit Jérémy Bazire ou Jonathan Lenormand, les deux gardiens étaient au chômage technique. L'intérêt de la première demi-heure restait concentré sur le côté droit flérien. Sans se montrer toutefois inquiétant pour des Bayeusains bien en place et regroupés autour d'une charnière centrale Vrel / Russeau très costaude. Ce qui n'empêchait pas ce diablede Bopu de se lancer dans un festival plein axe qui était malheureusement ponctuée par une frappe trop écrasée (26'), avant de délivrer une offrande à Djibril Kourouma dont la reprise fuyait le cadre (30'). Côté Bayeusain, nada. Mis à part la belle activité de Jean-Marc Hatchi sur son côté gauche, le danger tardait à venir dans le camp flérien et monsieur Duval renvoyait tout le monde aux vestiaires sur un score nul et vierge des plus logiques.


Le comte de Pérot

 

 

A en croire la physionomie au retour des vestiaires, et malgré une première occasion de Hermann Adao après un jeu en triangle amorcé par Guillaume Delange et relayé par Djibril Kourouma (50'), les Bayeusains affichaient une volonté autre et voyaient leurs efforts récompensés. Maxime Legrand profitait d'un coup-franc excentré pour déposer le cuir sur la tête d'Anthony Pérot. Tête décroisée imparable, Jonathan Lenormand restait impuissant et Bayeux menait 1-0 (58'). Mickaël Derouet était parfaitement lucide au coup de sifflet final : « Bayeux est une équipe bien en place et qui se projette très vite vers l'avant. Nous aussi on a eu des occasions, mais on a une nouvelle fois été confrontés à notre pêché mignon, le manque d'efficacité. L'équipe la plus réaliste l'a emporté. » Et pour ne rien arranger côté flérien, le coach ornais devait faire face à la sortie sur blessure de son danger public Gérard Bopu à l'heure de jeu. Même si l'entrée en jeu de Thomy Beauvalet apportait un plus indéniable, c'est Anthony Pérot, à la réception d'un centre de Benjamin Renaux, qui s'offrait un doublé (79') et par la même occasion un break qui commençait à dessiner les contours d'une finale à la conclusion heureuse. Anthony Pérot, c'est la bonne pioche à la sauce Vingtrois : « il y a trois ans il jouait en 1ère ou 2ème division, savourait avec malice le technicien bayeusain. C'est un joueur du cru, passé entre les mailles du filet dans les catégories jeunes, notamment à Bayeux. C'est une belle récompense pour ce joueur réservé. Un Pérot peut en cacher un autre. » Pour l'intéressé, cette mise en lumière est plutôt inattendue. « Je suis dans le groupe première depuis seulement quatre mois, j'avais commencé avec la B, les résultats n'étaient pas bons et j'ai ensuite été blessé trois mois. Je vais pouvoir chambrer mon frère en lui expliquant comment gagner une finale (sic) » avançait le buteur du soir tout en modestie. Buteur du soir pas tout à fait puisque Thomy Beauvallet distillait à la perfection un corner sur la tête de Florian Guénerie pour relancer la partie (2-1, 85'). Une 85ème minute qui voyait non seulement la marque se réduire, mais également le onze bayeusain. Antoine Russeau la jouait gros bras au moment où les Flériens récupéraient le ballon au fond du but et Monsieur Duval voyait rouge pour le défenseur bayeusain.

En supériorité numérique les Ornais ne parvenaient pas à faire leur retard et les protégés de la doublette Vingtrois / Moreau pouvaient commencer à savourer un succès qui vient effacer une précédente nuit viroise. « C'est une saison qui se termine très, très bien. C 'était une finale dure, fermée. L'ouverture du score est logique et on a dû faire le dos rond en seconde période, comme on a su le faire pendant toute la saison » glissait avec soulagement le mentor bajocasse.

Le mot de la fin pour Maxime Legrand qui avait comme tous ses copains « à cœur de gagner après la finale de l'an dernier qui s'était jouée sur des détails. On s'est servi de cette défaite pour évacuer le stress. On n'a pas sorti un grand match mais on a su faire le nécessaire. Tout le monde s'est investi, les supporters sont venus nombreux. On savait que l 'équipe qui ouvrirait la marque aurait de grandes chances de l'emporter et c'est ce qui s'est produit » résumait le milieu bayeusain. « On finit par une victoire 5-1 aux PTT et cette victoire en coupe, c'est une belle performance. » Qui mérite d'être prolongée très tard, avec un Maxime Legrand au micro. Et rien que ça, ça vaut le détour... L'occasion rêvée pour célébrer dignement les 38 ans de coach Vingtrois une fois minuit passé, et pour qui « cet anniversaire aurait eu bien du mal à être fêté avec une nouvelle défaite en finale » de l'aveu de l'intéressé. Il sera finalement fêté comme il se doit, au milieu de la grande famille du BFC.


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