Premier coup dur pour les Drakkars

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Même relégué en Division 1, presque au soulagement de son trésorier, le Hockey Club de Caen continue de souffrir sur le plan financier. Sa participation au championnat n'a été validée par la fédération que sous certaines conditions drastiques, incluant notamment une sérieuse diminution de la masse salariale. Vsevolod Tolstushko, en proie à des difficultés administratives, en a fait les frais. Le défenseur ukrainien a été invité à quitter les rangs caennais.


Les années passent mais les problèmes perdurent au Hockey Club de Caen. Fraîchement relégués en Division 1, après avoir bataillé pendant cinq ans sur les glaces de Ligue Magnus, les Drakkars ont dû faire face à un autre combat cet été. Beaucoup moins plaisant. Loin des patinoires, ils ont joué une partie de leur avenir. La CNSCG (Commission Nationale de Suivi et de Contrôle des Gestions) n'a pas été loin de les retoquer au moment de faire valider le dossier d'engagement en D1. Caen devait signer « un contrat d'objectifs financiers, au regard du non-respect du budget prévisionnel 2014/2015, du non-respect du contrat d'objectifs financiers en cours et d'une situation nette toujours négative ». Si les termes du contrat ont été reformulés, le club bas-normand n'est pas passé à côté de sanctions conséquentes. Outre l'amende de 14 700 euros dont il doit s'acquitter, il subit un encadrement important de sa masse salariale. Celle-ci est désormais limitée à 275 000 euros. L'impact a été aussi sensible que rapide dans les rangs du HCC. Il a fallu agir vite, puisque le délai octroyé par la commission d'appel vers laquelle Caen s'est tourné était fixé au 29 juillet. « A défaut de signature de ce contrat en l’état dans le délai imparti par la commission, le Hockey Club de Caen ne pourra prétendre à une participation en Division 1 la saison 2015/2016 », précisait le communiqué.


Les jeunes au premier rang


Un homme a fait les frais de la situation. Vsevolod Tolstushko, en difficulté avec son visa, n'a pas été reconduit. « Je comptais énormément sur lui, regrette Luc Chauvel. Malheureusement, il en allait de la pérennité du club. Il y avait des décisions à prendre et il était hors de question que le (hockey) mineur pâtisse du problème. » Privé de Seva, arrivé l'hiver dernier au cœur des troubles qui frappaient alors son pays, l'entraîneur caennais ne sombre pas dans le marasme. « J'ai déjà vécu ce genre de situation. Au début, ça me touchait beaucoup. Maintenant, je sais que ça fait partie des choses... Financièrement, on sait que c'est compliqué. Il y a toujours des postes de dépense qui dépassent les prévisions, et à côté de ça on a subi un gros bouillon au niveau des entrées et de la buvette. Par définition, un budget reste de l'ordre du prévisionnel. Et pourtant, on ne s'enflamme pas. » Sur le plan sportif, le remplacement de Vsevolod Tolstushko se fera en interne. Les jeunes devront assume un nouveau statut, à l'image de Jean-Yves Barnes. Très peu utilisé la saison dernière, le joueur de vingt ans apparaît parmi les six défenseurs seulement de l'effectif caennais. « Il y a aussi le partenariat avec Rouen. Pourquoi pas faire venir un joueur de temps en temps... » Caen n'a d'autre choix, de toute façon, que de s'adapter. Son ancien défenseur ukrainien a fait de même en trouvant un point de chute au pays.


Retour au sportif


Bien décidé à se refaire une santé en D1 « c'est pour ça qu'on a pris la descente positivement », Caen lancera son camp d'entraînement le lundi 10 août. « L'objectif est de se stabiliser », rappelle Luc Chauvel. Les Drakkars, loin de figurer parmi les plus gros budgets, ne seront pas en mesure de viser la remontée immédiate. Ils n'y aspirent pas. « La Ligue Magnus est trop élevée pour nous en termes financiers. Le paradoxe, c'est que la commission de gestion nous a demandé si on voulait jouer en Magnus dans l'hypothèse où Épinal n'y repartirait pas. On a dit non. Ça a déjà été difficile d'être validé en D1... » Rentré de Corse il y a quelques jours, Luc Chauvel est désormais impatient de retrouver ses troupes, qui devraient être au complet dans dix jours. « Les nouveaux sont hyper-motivés et les anciens restés sur Caen ont bien bossé. En hockey, du moins dans ma manière de faire, le plus gros de la prépa se fait en amont. Le camp permet ensuite d'affiner. On attaquera dès le départ, même s'il y aura des pics au niveau physique. » Quatre matchs amicaux sont au programme des Caennais, en attendant peut-être une cinquième rencontre. Le championnat devrait pour sa part reprendre le 5 septembre.


Le programme des matchs amicaux :

Mercredi 19 août (18h) : Caen – Angers

Vendredi 21 août : Tours – Caen

Mardi 25 août : Angers – Caen

Vendredi 28 août : Caen – Courbevoie

 

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