Caen facile contre Avranches

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Football. Caen 4 – 1 Avranches, match amical. Le Stade Malherbe n'a pas rencontré de difficulté pour prendre la mesure d'Avranches, ce samedi soir à Carentan. Très vite devant grâce à un but d'Andy Delort, les Caennais ont réalisé un début de match intéressant avant de lever le pied à 2-0. Les deux divisions d'écart ne se sont que trop vues, malgré une réaction manchoise en deuxième période.


Pour les enseignements, il faudra patienter. À une semaine de son match d'ouverture contre Marseille, le Stade Malherbe n'en sait pas beaucoup plus. Le match programmé contre Avranches n'avait de répétition générale que le nom. Quand l'OM défiait la Juventus de Turin avec succès, Caen bouclait sa préparation par une troisième victoire en cinq rencontres. Un résultat on ne peut plus logique au vu de l'écart séparant les deux formations. « C'est difficile d'analyser un match comme ça, reconnaît Patrice Garande. J'aurais souhaité une opposition plus forte. Je ne vais pas dire qu'il a servi à rien, mais... (silence) Il n'y a pas eu tout ce que j'espérais. » Les premières minutes de jeu ont suffi à dessiner la tendance des débats. Largement plus fort, Caen monopolisait le cuir et se procurait les premières situations. Andy Delort manquait le coche une première fois, alors que le but semblait lui ouvrir les bras, mais se rattrapait sans trembler dans la minute suivante. Profitant d'une mauvaise relance adverse, le numéro 9 caennais ajustait Anthony Beuve avec sang-froid (1-0, 8'). La large domination malherbiste trouvait un premier écho au panneau d'affichage. Andy Delort n'était pas loin de doubler la mise dans la foulée, quand parfaitement servi dans la profondeur, son ballon piqué échouait de peu à côté du poteau (9'). Caen pouvait dérouler un jeu rythmé sous le beau soleil manchois. À l'issue d'un joli mouvement collectif, la frappe de Jonathan Delaplace s'envolait néanmoins au-dessus de la transversale (11').


Delort et Bessat convainquent et marquent


Le Stade Malherbe affichait ses arguments et, « à au moins 80 % », l'équipe qu'il proposera à Marseille. Il y avait parmi ce onze de départ les incontournables de la préparation, déjà titulaires lors des trois précédentes sorties (Vercoutre, Da Silva, Appiah, Imorou, Bazile, Delort et Bessat), celui dont on savait qu'il reprendrait sa place de retour de blessure (Féret), mais aussi AleaddineYahia préféré à Syam Ben Youssef en défense centrale et Jordan Adéotti à la place de Nicolas Seube en pointe basse du 4-3-3 classique. Lenny Nangis forfait, les gauchers Hervé Bazile et Vincent Bessat ont alterné dans le front droit de l'attaque caennaise. Avec réussite, surtout pour le dernier arrivé des deux. Vincent Bessat, dans la lignée de sa préparation, s'est montré séduisant. Ce n'est pas un hasard si c'est lui qui a fait le break d'une jolie frappe aux vingt mètres. Bien que cerné, l'ancien nantais a su imposer la qualité de sa patte gauche. Sa formation avait, comme souvent en ce début de match, récupéré le ballon à la faveur d'un pressing agressif dans le camp avranchinais (2-0 ,16'). Les intentions étaient bonnes et la réalisation était au rendez-vous. L'ennui, c'est que ce deuxième but allait quelques peu freiner les ardeurs des Rouge et Bleu. « On est tombé dans la facilité, regrette Patrice Garande. Il y a eu moins de concentration un petit peu partout. » Petit à petit, Caen calquait son rythme sur celui d'Avranches et les débats perdaient nettement en intensité. Certes, l'USA restait à bonne distance de Rémy Vercoutre, mais les occasions devenaient beaucoup plus rares côté caennais.


Une deuxième mi-temps assez fade


Le mieux placé pour remettre de l'ardeur à la tâche, c'était Andy Delort. Capable de frapper dans toutes les positions, jamais avare de ses courses, l'avant-centre caennais décochait un missile surpuissant en pleine lucarne (3-0, 43'). Le réalisme calvadosien se confirmait... avant d'être quelque peu atténué par le duel perdu de Jonathan Delaplace face au portier adverse (44'). Finalement, les plus efficaces étaient encore les Avranchinais. Niakaté profitait d'un moment de flottement dans la défense caennaise pour réduire la marque juste avant la mi-temps (3-1, 46'). « Il y a eu un peu de relâchement dans les vingt dernières minutes de la première période », concède Vincent Bessat. Caen n'allait pas tarder à se remettre d'aplomb. Au retour des vestiaires, Damien Da Silva plaçait sa tête sur un coup-franc de Julien Féret (4-1, 52'). Cinq minutes plus tard, sa nouvelle tentative passait devant la cage. Si Malherbe restait maître de son sujet, le jeu était loin d'être aussi emballant qu'en début de match. Avranches en profitait pour s'enhardir quelque peu, avec notamment l'ancien PTTiste Jordan Blondel, mais l'ensemble était assez terne. Les changements effectués, avec notamment la sortie d'Andy Delort pour Jeff Louis, aligné en pointe, n'apportaient pas le surplus de dynamisme escompté. Le jeu devenait plus musclé et haché. Avranches prenait sa chance à quelques reprises sans être véritablement dangereux, mais Caen n'était plus aussi souverain. Assez anecdotique, finalement. « Il y a des côtés positifs et des côtés négatifs, expose Patrice Garande en bon normand. Ce qui m'embête un peu, c'est d'avoir pris un but. Je n'ai pas de doute. Je sais qu'on sera prêts samedi. » Il vaudra mieux, car en face, ce sera Marseille.

 

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