Caen paré à l'objectif maintien

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Le Stade Malherbe s'attaquera aujourd'hui à la première des trente-huit marches qu'il a à gravir sur le chemin du maintien en Ligue 1. La première étape s'annonce d'ores et déjà périlleuse puisqu'elle mène Patrice Garande et ses hommes dans un bastion du football français, le stade Vélodrome de Marseille. Si chaque reprise véhicule nécessairement son lot d'interrogations, Caen ne part pas dans l'inconnu après un recrutement a priori prometteur.


En entraîneur averti, Patrice Garande sait combien il faut relativiser les enseignements nés des préparations. « Il faut toujours se méfier des impressions », avance-t-il après avoir jugé la pré-saison de sa formation de manière positive. « On est dans les temps sur le plan physique, tactique et dans ce qu'on veut faire. Je suis satisfait de ce que j'ai vu, du comportement de chacun, de l'investissement, de l'intégration des nouveaux. Après, la vérité sera livrée par le championnat. Mais de toute façon, il n'y a pas une équipe qui sera à 100 % à la première journée. » Des cinq matchs amicaux disputés, Caen en a gagnés trois. Les deux autres se sont soldés par un nul. Sur ce plan encore, les seuls résultats ont leurs limites. L'important, c'est la manière. Voilà pourquoi les succès contre Vannes, modeste formation de DH (4-0) ou Avranches, pensionnaire de National (4-1) sont quasiment anecdotiques. Quant au derby remporté contre Le Havre (1-0), il était placé trop tôt dans le calendrier pour être réellement significatif. En matière d'enseignements, Angers (1-1) et Lorient (0-0) ont été des rivaux bien plus intéressants. « Par rapport à l'opposition, Lorient est le match référence de la préparation, juge Patrice Garande. C'est celui où on a été le plus performant, aussi bien défensivement qu'offensivement. On s'est créé cinq occasions nettes que le gardien a arrêtées. »


De la concurrence à (presque) tous les étages


Caen a bouclé sa série de matchs amicaux samedi dernier avec une équipe proche de celle qu'il alignera ce soir à Marseille. « Ce sera celle-là à 80 % », estimait Patrice Garande à Carentan. L'ancien buteur a donc tranché à certains postes indécis. « Certains choix ont été faits en raison de degrés de forme différents. En défense centrale, j'ai choisi "Alé" (Alaeddine Yahia), parce qu'aujourd'hui il est supérieur à Syam (Ben Youssef). C'est la même chose entre Jordan Adéoti et Nico (Seube). Nico a un peu de mal dans cette préparation. » En défense, Emmanuel Imorou et Damien Da Silva semblent indéboulonnables, du moins pour le moment. Dans le couloir droit, Dennis Appiah a été titulaire lors des quatre dernières rencontres de préparation, mais doit faire face à la concurrence représentée par Chaker Alhadur. L'ancien nantais aura forcément son mot à dire... Quant au deuxième défenseur central, Aleaddine Yahia tient donc la corde à l'heure actuelle, au détriment d'un Syam Ben Youssef dont on a pourtant bien envie de voir à l’œuvre en Ligue 1. Au milieu de terrain, si Julien Féret et Jonathan Delaplace partent titulaires, l'indécision existe autour du troisième homme. Jordan Adéoti sera logiquement aligné ce soir, mais quid de la suite ? D'autant que Vincent Bessat a fait belle impression jusqu'à présent, or Hervé Bazile semble pour le moment l'option privilégiée sur l'aile gauche. Le tatoué aux cheveux ras peut jouer de sa polyvalence... En pointe, Andy Delort semble à l'abri de toute concurrence pour le moment, ce qui n'est pas le cas de Lenny Nangis côté droit. D'autant que Jeff Louis, malgré une préparation raccourcie, figure dans le groupe pour Marseille. Un attaquant de couloir doit aussi compléter le recrutement...


« Garder cette volonté de marquer mais réduire les imperfections défensives »


Un rapide tour d'horizon du possible onze type suffit à se faire une idée de la profondeur de banc dont dispose le staff caennais cette saison. Les solutions de remplacement apparaissent nombreuses en ce jour de reprise. À première vue, l'effectif caennais est plus solide cette saison que la précédente, même si le départ de N'Golo Kanté laisse un point d'interrogation sur la nécessaire adaptation. « J'étais préparé au départ de "NG" puisqu'il avait un bon de sortie, rappelle Patrice Garande. On a fait un recrutement dans ce sens-là. Pour jouer à la place de N'Golo Kanté, on a pris Jonathan Delaplace. Je n'ai pas de souci par rapport à ça. » L'ancien lillois a une lourde responsabilité sur les épaules... et les qualités physiques comme techniques pour les assumer. Le Stade Malherbe a très clairement les individualités pour se maintenir. Son entraîneur et ses dirigeants ont prouvé également leurs compétences, en particulier dans la grande tempête traversée l'année dernière. Reste maintenant à trouver le bon équilibre sur le terrain. « Notre objectif est d'être en Ligue 1 à la fin de saison sans perdre l'identité qu'on avait l'année dernière, résume Patrice Garande. L'année dernière, on a préparé et joué tous les matchs pour les gagner. Il faut garder cet état d'esprit, cette volonté d'aller de l'avant, de jouer, de marquer des buts, en essayant de réduire les imperfections qu'on a eues sur le plan défensif, parce qu'on a pris trop de buts. Notre challenge est là. Je n'ai pas envie de mettre en place une équipe ultra-défensive. Que ce soit contre Marseille, Toulouse, Nice ou Lyon, on va jouer de la même façon. » Cette philosophie qui a fait de Caen la quatrième attaque de Ligue 1 la saison dernière livrera ses premières réponses ce soir. « Mais il ne faut pas tirer des bilans après un premier match. On est là où on voulait aller. Je n'ai pas d'inquiétude vis-à-vis de ça. »

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