Romain L'Hermitte : « Pas assez de caractère »

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Basket. Mondeville – Montpellier, 20ème journée de Ligue féminine (ce soir, 20h). Huitième de Ligue féminine, et à ce titre dernier qualifié virtuel pour le Challenge Round, Mondeville peut encore nourrir des ambitions en Ligue féminine. Ou plutôt, pourrait. À entendre le discours de Romain L'Hermitte dimanche dernier, l'USOM manque trop de caractère pour revoir ses objectifs à la hausse. « On joue dans le monde des Bisounours », déplore-t-il.


La défaite à Nantes. « Non, la marche n'était pas du tout trop haute. Il y avait juste une équipe qui se donne les moyens d'aller dans le Top 8 et une qui ne défend pas. On s'est fait baladé en première mi-temps parce qu'on n'a pas mis du tout d'intensité. J'ai rééquilibré les débats quand j'ai fait le choix de faire jouer les grandes et de mettre les meilleures défenseuses sur le terrain. Le problème, c'est que je n'ai pas de rotations et que nous partons de très loin. Julie et Marine n'étant pas sur le terrain en deuxième mi-temps, il manquait aussi des armes offensives. »


Une question d'état d'esprit. « On est la seule équipe qui ne fait pas de surprise – on gagne contre les équipes derrière nous, on perd contre celles devant nous – parce qu'on ne sait pas se mettre dans le dur. Pour atteindre le Top 8, il faut mettre beaucoup plus de dureté. C'est la raison pour laquelle on est incapable de jouer le Top 8. Si les anciennes ont cette ambition, elles doivent l'inculquer aux jeunes ! Les role players ne savent pas se faire mal. On joue dans le monde des Bisounours ! Le jour du match, on est frustré, mais le lendemain, c'est oublié. Ne joueront que les filles qui ont envie de se faire plus mal. Je veux que cette équipe passe un cap, et cela nécessite d'être plus dur. »


Quelle ambition ? « Quand on a eu de l'ambition, on a pris vingt points contre Angers. Pour avoir de l'ambition, il faut se donner les moyens. Je considère qu'un joueur n'a pas besoin que son entraîneur lui dise "il faut viser le Top 8" pour qu'il ait envie de gagner quand il rentre sur le terrain. Les filles sont sportives professionnelles, elles sont là pour gagner des matchs. Il faut qu'elles soient animées de cette envie en permanence, sur le moindre jeu à l'entraînement. Le problème, c'est qu'on n'a pas le caractère pour jouer le Top 8. Il y a quatre ans, ce n'est pas le talent qui avait emmené l'équipe à la quatrième place. L'année suivante, il y en avait beaucoup plus et on s'était pourtant ramassé. Là, notre talent suffit pour se maintenir, mais c'est tout. L'équipe joue bien, s'entend bien, donc l'objectif est rempli. Pour aller plus haut, il faut avoir une autre envie. »


La suite des opérations. « Le maintien est acquis. Maintenant, je veux qu'on progresse sur notre dureté. J'estime que ce n'est pas dur de défendre. Il n'y a pas besoin de talent pour défendre. Marquer des shoots, c'est plus compliqué. Chaque joueuse a le devoir de tout donner, surtout si elle tient moins bien la route physiquement. Il faut qu'on se regarde dans un miroir, y compris les cadres. Ce sont à elles d'emmener les jeunes et de ne rien leur laisser passer. Les nôtres les caressent dans le dos ! Il faudrait que les jeunes soient obligées de se sublimer. Pauline et Sandra doivent montrer aux jeunes comment elles sont devenues championnes de France et d'Europe. C'est aussi la responsabilité de KB. »


Montpellier. « Montpellier, c'est le client idéal, d'autant que Mistie Bass est absente. La victoire est quasiment impossible. Sur 25 minutes, oui. Sur 40 minutes, c'est très compliqué. Ce que je veux, c'est du répondant. On doit se servir de ce match pour jouer très dur et pour travailler. On ira ensuite à Angers pour gagner. Ce sera une rencontre très importante. On est encore huitièmes. »

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