Une lueur d'espoir dans le ciel caennais

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Volley. Caen 1 - 3 Stade Français, 7ème journée de Nationale 2 féminine. L'ASPTT Caen a concédé sa septième défaite de la saison, en autant de rencontres, dimanche après-midi devant le Stade Français. Logiquement battues, les volleyeuses caennaises ont néanmoins affiché des progrès encourageants pour la suite de la saison. A confirmer dimanche prochain dans un match crucial contre Le Plessis-Robinson.


Il y a du mieux chez les PTT. Certes, l'éclaircie est timide et les nuages restent denses, mais le ciel paraît moins un peu moins noir. Les Caennaises ont réussi à arracher un set contre le Stade Français, troisième du classement et seulement battu par les deux équipes qui le devancent cette saison. Si cela n'a pas été suffisant pour inquiéter des Parisiennes clairement plus fortes, le point marqué (sans conséquence au classement, puisqu'il faut perdre 3-2 pour obtenir un point) a au moins récompensé les efforts produits. Caen s'est accroché au courage. « On a eu du mal à trouver nos marques dans les deux premiers sets, explique l'entraîneur caennais Gilles Auzou. On avait un problème de rythme. C'était beaucoup mieux dans le troisième set. Dans le quatrième, on a bien fini mais on avait mal commencé. Dans l'ensemble, la deuxième partie de la copie est plus intéressante. Les filles qui jouent aux ailes ont tiré leur épingle du jeu. C'était en revanche très insuffisant dans le secteur central et à la passe. La distribution n'était pas bonne. C'est inquiétant. »


Les Caennaises doivent hausser leur niveau de jeu individuel pour tirer profit du changement collectif opéré récemment. Caen a décidé de revoir sa stratégie, passant notamment de trois centrales à deux. « On change en profondeur, indique Gilles Auzou. On revient à un système plus classique. C'est un gros chamboulement qui favorise les bonnes personnes. Avant, je demandais aux filles de faire plein d'efforts pour être plus polyvalentes et pouvoir compenser les manques. » Si ce système de jeu conserve quelques handicaps, il a le grand avantage d'apporter une petite dose de confiance supplémentaire aux joueuses qui l'utilisent. « Il est plus simple. On l'a testé en Coupe de France (vendredi 16 novembre) sans être au complet. Ça n'avait pas trop mal fonctionné malgré la défaite (3-2). On a décidé conjointement de rester sur ce système. » Pour l'exploiter au mieux, l'ASPTT va néanmoins devoir améliorer sensiblement ses points faibles, à commencer par la passe. La rencontre face au Stade Français a servi en ce sens de bonne préparation. Le reste se fera à l'entraînement. « Il faut continuer de travailler. La solution viendra du groupe, pas de l'extérieur. »


Dernier du classement avec deux points à son compteur (deux matchs perdus 3-2), Caen n'est pourtant pas vraiment décroché. « On n'est pas si loin que ça de tout le monde sur le plan comptable », constate Gilles Auzou. Les trois équipes précédant les PTT au classement ne sont qu'à quatre longueurs, or une victoire par deux ou trois sets d'écart rapporte trois points. Il n'y a « pas de panique » dans les rangs caennais, mais la nécessité d'une première victoire se fait chaque week-end de plus en plus urgente. « On finit par perdre son latin et ne plus savoir gagner. On l'a vu lors de nos deux défaites 3-2. Autant il y avait un vrai écart entre nous et le Stade Français, autant certains matchs se sont joués à peu de choses. » Le prochain pourrait bien être du même acabit. L'ASPTT Caen se déplacera au Plessis-Robinson, l'équipe qui la devance directement au classement. « Je ne vais pas mettre de pression aux joueuses, elles connaissent notre classement et notre objectif. C'est un match important mais j'essaie de le relativiser. Il peut engendrer de bonnes choses, mais si on se cristallise dessus une défaite peut être catastrophique. » La rencontre a tout, néanmoins, d'un virage crucial. Pour avoir une chance de le franchir avec succès, Caen devra lutter du premier au dernier point, en plus de produire enfin son meilleur niveau de jeu. « On est sur courant alternatif, mais il ne fait pas jour souvent... »

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